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Réforme des retraites

Réforme des retraites

Décodage sur la notion d’âge de départ à la retraite.

CE QU’IL FAUT RETENIR
Notre système actuel est caractérisé par des bornes d’âge qui encadrent les départs à la retraite. Par ailleurs le taux plein, conditionné par le nombre de trimestres validés, exerce une forte influence sur les comportements de départ. Or avec le passage à un système par point, une telle référence à la durée validée n’a plus lieu d’être. D’autres mécanismes pourraient avoir vocation à guider les individus dans leur choix de départ à la retraite, que ce soit dans leur intérêt propre, ou dans l’intérêt du régime.

LES POINTS DE VIGILANCE DE LA CFE-CGC
Selon les engagements du Haut-Commissaire du 10 octobre 2018, l’âge minimal serait maintenu à 62 ans. Cependant, l’important demeure le niveau de pension atteint à 62 ans. L’existence d’un mécanisme de surcote pourrait être utilisée pour légitimer un mode de calcul conduisant à un niveau faible de pension au moment de l’ouverture des droits.

Le système universel porte la promesse d’une plus grande liberté dans le choix du moment du départ à la retraite, or celle-ci restera bien relative. D’une part, du fait de la présence d’un âge minimal, dans la continuité de l’âge légal actuel. D’autre part, car de faibles pensions à 62 ans pourraient contraindre les assurés à poursuivre leur activité jusqu’à atteindre une pension suffisante via le coefficient majorant. Enfin, car les séniors ne sont pas forcément gardés dans leur entreprise et n’ont donc pas la possibilité de continuer à travailler.

Il est tout à fait pertinent de valoriser la poursuite d’activité via un coefficient majorant. Celui-ci devrait logiquement s’élever à 5 %, comme actuellement au régime général : ainsi le coût pour le régime est équivalent entre un départ à 62 ans sans majoration et un départ postérieur avec majoration.

● Simplifier les règles est forcément attrayant mais il faut être vigilant tant que nous n’avons pas tous les éléments. Se référer à une pension « satisfaisante », ou encore un taux de remplacement « satisfaisant » est une notion trop variable d’un individu à l’autre et d’une génération à l’autre. Il est préférable que chacun arbitre en fonction de l’estimation indicative de son droit à pension.

La CFE-CGC est hostile au maintien de la durée d’assurance ; ce ne serait pas cohérent avec un système en points et rendrait l’âge légal de départ fictif. Au contraire, elle approuve la suppression de la condition d’assurance qui était pénalisante pour tous ceux qui ont fait des études.

Pour en savoir plus voir la fiche pédagogique :